Sandrine la lectrice

En 1649, la reine Christine de Suède invite René Descartes dans son château d’Uppsala pour que le grand philosophe l’instruise sur les passions qui transportent son âme et son corps. Sacrée reine à l’âge de six ans, elle a régné comme un prince, souvent habillée en homme et affichant une liberté d’esprit par trop masculine. Tourmentée par ses pulsions, cette reine hors-norme souhaite trouver en elle les fondements de sa réalité et ainsi transcender les polarités qui la divisent : sa vie privée – elle éprouve un amour extravagant pour Ebba Sparre, sa première dame de compagnie – et sa vie publique – son cousin Karl Gustav la presse de l’épouser afin de donner à la Suède un roi et un héritier. Quand, à vingt-six ans, elle abdique son trône et part pour Rome, elle laisse la cour de Suède dans une crise morale et politique sans précédent. En faisant ses adieux à Luther et aux passions féminines, Christine trouvera-t-elle dans sa nouvelle vie une vérité à la hauteur de son libre arbitre ? Descartes, quant à lui, arrivera-t-il à circonscrire le siège de l’âme humaine dans le cerveau d’un cadavre ? Dans le corps et le cœur de la reine-garçon se mêlent profondément et inextricablement plusieurs destins, que le dramaturge se permet d’explorer avec une proximité et une pertinence inédites. La pièce est librement inspirée du scénario d’un projet de film sur la reine Christine de Suède (scénarisation de Michel Marc Bouchard et réalisation de Mika Kaurismäki).
Mon premier contact avec cette oeuvre a été l'opéra. Malgré le côté tragique de l'histoire, on y retrouve beaucoup d'humour. En fait, c'est très drôle. Les personnages, à la limite de la caricature sont savoureux. La manière dont tout est décrit amène le sourire. Bref, c'est un régal. Courte histoire (c'est du théâtre) qui se lit en une heure, j'y ai surligné plusieurs répliquer que j'ai ensuite lu a mon chéri. Les bonnes répliques, ça se partage. En voici deux :
Je développe tant de supercheries pour cacher ma bêtise que j'en deviens intelligente.
Votre insignifiance est telle que vous écouter repose.
J'ai maintenant très envie de lire autre chose de cet auteur.