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Frédérick, fonctionnaire de trente-neuf ans, a une maison qui est une ambassade à l'abri des soucis du monde, une femme au sourire solaire et un petit garçon âgé d'un an qui fonce vers lui sur ses jambes neuves comme un obus chargé d'amour. Mais voilà qu'au travail on le mute aux Archives, façon de dire qu'on le met sur une tablette pour qu'il y accumule la poussière. Être payé à ne rien faire ? C'est un scandale intime, honteux, qui engendre une révolution personnelle, et Frédérick décide bientôt qu'il devra tout faire pour dénoncer publiquement cette situation. Et ensuite...Eh bien, la suite ne se raconte pas. Il vous faudra la vivre en la lisant. Il vous faudra, comme Frédérick, l'éprouver dans votre chair. Et il vous faudra la garder pour vous, lecteurs, car plus rien ne sera jamais pareil. Naufrage est un roman qui fait mal.

Eh la la ! Je ne m'attendais tellement pas à ce que j'ai lu. J'ai même été lire plus loin quand j'ai réalisé ce qui s'en venait, juste pour m'assurer que je ne me trompais pas. Mais je ne me trompais pas. J'ai eu mal. Un vrai livre d'horreur en raison du sujet. J'ai détesté ma lecture. Probablement parce que c'était très bien écrit. Un sujet difficile, mal écrit, ça passe mieux. Ici, tout nous arrachait l'intérieur. Chaque mot bien choisi rendait la situation plus réelle, plus émotive. Bref, ce tout petit livre est une bombe émotionnelle qui va me donner des sueurs froides chaque fois que je vais y repenser. Bravo, Biz, pour la qualité de cette oeuvre. 

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